PAVILLON DES ANIMAUX DU FUTUR

Fiche technique

associé à Duncan Lewis

avec la collaboration de
Philippe Paoli
Thomas Brétignière
Marc Kauffmann
Sébastien Wierinck

Nous sommes en présence de « l’Everest » du futuroscope.
Les remblais des autres chantiers ont édifié l’une des rares butes du site.
De fait, cet élément du paysage devient un élément reconnaissable qu’il nous faudra préserver voire accentuer.

Notoirement, le programme nous incite à réfléchir sur l’environnement du pavillon plutôt que sur le pavillon lui-même puisque celui-ci est, pour ainsi dire, dèjà fait.

Dès lors, notre action ne pouvait se réduire à une simple évocation de façade ou de gestion de la queue d’attente, mais plutôt à un traitement utile du sol.

Faire de celui-ci un lieu de promenades, un point de repère depuis le parking, un lieu de vie…
Un lieu VIVANT !.

Pour prolonger le principe animalier, une grande membrane, comme une peau habille la forme.
C’est un simple enrobé, passé sur la totalité de la parcelle avec des arrêts de coulage parfaitement calepinés, pour reprendre le motif de la peau reptilienne.
C’est un effet un motif adapté au projet qui se trouve être de surcroît particuliérement graphique. On pourrait tout aussi bien être dans un motif ethnique ou une expression d’art primitif .

Les joints, au droit de chacune des arrêtes de bitume, se rempliront très vite de différentes essences de végétations. _
D’autres seront équipés de raies lumineuses… l’ensemble formera un parc remarquable aussi bien de jour que de nuit.

Le reste est une préparation sensorielle à l’attraction prévue. Ici nous proposons un échauffement préalable des sensations pour être le plus réceptif possible à l’attraction qui sera présentée.
Chacun des accès est composé de buse énorme en béton perforée par endroit, pour laisser passer des rayons de lumière. Une entrée obligatoire est alors aménagée et nous sommes alors plongé dans la pénombre. Première perte de repères, il faut s’habituer à cette ambiance inattendue, seules quelques lumières du fond des équipements énoncés viennent attirer l’œil. On s’acclimate et on retrouve le sens de l’orientation grâce à la nature du sol entièrement phosphorescent. Seule la signalétique est laissée noire. Un système de ventilation très sommaire se sert du vent pour rendre l’atmosphère trop chaude ou trop froide selon la saison. L’ensemble du dispositif ne nécessite aucune technicité complexe mais plutôt un dialogue habile avec les éléments naturels.
Il ne s’agit là que des pistes de réflexions, l’animation commence dès que l’on penètre sur le site
Chacun d’entre nous doit se sentir attiré comme on l’est devant une grotte. Notre curiosité nous pousse toujours à y aller. Nous sommes tous des aventuriers