Gratte-ciel de 5 étages
Quel bel ilôt !
Historiquement la rue du faubourg du temple et la dernière rue des barricades contre les versaillais, déjà un lieu de résistance. Les faubourgs étaient des hauts lieux de la commune. C’était des quartiers ou se mêlaient des activités ouvrières et une espèce de ruralité qu’on imagine mal maintenant, des jardins des bistrots des lieux de convivialité.
Cet ilot en est l’héritier
La plupart des bâtiments qui le composent sont abandonnés ou condamnés, dans leur grande majorité tout est pourri, donc plein de vie à l’intérieur.
Pas sûr que la matière soit ou ne soit pas récupérable, l’esprit du lieu oui, c’est aussi çà le développement durable.
Alors voilà on va faire un projet pour ne pas rompre le charme !
Ce qui fait la force de cet endroit n’est pas qu’il soit fait de bric et de broc.
C’est qu’il n’est pas à l’échelle du quartier qui l’entoure, et qu’il regorge d’une diversité de formes, c’est un lieu d’intimité.
C’est sa particularité et ce qui en fait un endroit singulier, c’est çà que l’on doit interpréter. C’est un lieu qui réagit à son contenu, où la vie prend forme au sens le plus littéral du terme.
Donc pour l’intérieur, pas d’urbanisme plutôt de l’urbanité, de la convivialité, de la générosité et du bon sens.
Lorsque l’îlot sera nettoyé, on se retrouvera avec le profil des bâtiments voisins. Ils vont peut être rester encore un peu. Ils génèrent deux lignes de crête, les prolonger est le meilleur moyen de se mettre bien avec ses voisins et de défier super PLU !
Et s’ils devaient disparaître à leur tour, leur trace restera réfléchie là, dans notre parcelle. Notre prétexte devient le contexte.
Cet ilot est en contrepente, en contre courbe, en contre temps, en contrechamp,
Ces mouvements vont engendrer une topographie qui offrira des espaces particuliers : la cour devient la vallée, la vallée, un sentier, le toit une colline ; les façades des versants
Une façon d’habiter dans un paysage.
Une pièce urbaine unitaire pour préserver des vues et inviter la lumière à la pénétrer.
On pensera le projet en relief délimité par une maille structurelle et charnelle inspirée de certains ouvrages de soutènement. Elle estompera les limites et accompagnera le regard du bas en haut, un gratte ciel de 5 étages.
Ainsi ce bâtiment trouvera son appartenance physique au lieu il sera là et nulle part ailleurs.
Cette membrane sera vivante colonisée et colorée par la végétation, elle changera d’aspect au fil des saisons et proposera un jeu infini d’usages, d’ombres et de lumière pour finalement façonner un immeuble qui vacille entre minéral et végétal, nature et architecture. Une architecture du territoire et du lieu.
Bleone Beach











